Après une chirurgie de l’obésité, comme une sleeve gastrectomie ou un bypass, la perte de poids rapide transforme l...
Lire plus
Aujourd’hui, face à l’augmentation du surpoids et de l'obésité dans la population, de nombreux patients s’interrogent sur les nouvelles injections amaigrissantes comme Mounjaro ou Wegovy.
Conçus à l’origine pour le traitement du diabète de type 2, ces médicaments suscitent un fort intérêt pour leurs effets sur la perte de poids.
À Paris, le Dr Stéphane Servajean rappelle néanmoins qu’il s’agit avant tout de traitements médicaux nécessitant une indication rigoureuse, un suivi spécialisé et une modification durable des habitudes de vie.
Wegovy® contient du sémaglutide, une molécule appartenant à la famille des agonistes du GLP-1. Ce médicament agit notamment sur la sensation de satiété, ralentit la vidange gastrique et stimule la sécrétion d’insuline lorsque la glycémie augmente.
Mounjaro®, dont la molécule active est le tirzépatide, fonctionne différemment. Il agit à la fois sur les récepteurs du GLP-1 et du GIP, deux hormones digestives impliquées dans la régulation de l’appétit et du métabolisme du glucose.
Cette double action explique en partie les résultats parfois plus marqués observés sur la perte pondérale.
En France, ces traitements disposent d' autorisations précises. Wegovy® est indiqué dans la prise en charge de l'obésité et du surpoids associé à certaines comorbidités, en complément d'un régime alimentaire adapté et d'une activité physique régulière.
Mounjaro® est quant à lui indiqué dans le diabète de type 2 et dispose également d'une autorisation dans la prise en charge de l'obésité selon les recommandations en vigueur.
Le Dr Stéphane Servajean insiste sur un point essentiel : ces injections ne constituent pas une solution miracle. Elles peuvent aider certains patients à réduire leur poids, mais elles doivent toujours s’intégrer dans une prise en charge globale comprenant rééquilibrage alimentaire, activité physique régulière, suivi nutritionnel et accompagnement médical.
La différence majeure entre Mounjaro et Wegovy réside dans leur mécanisme d’action hormonal.
Wegovy agit uniquement sur les récepteurs du GLP-1 . Cette hormone intestinale joue un rôle important dans :
Mounjaro agit lui sur deux récepteurs : le GLP-1 mais aussi le GIP. Cette double stimulation métabolique semble permettre une action plus importante sur la perte de poids chez certains patients.
Les études cliniques internationales, notamment les essais SURMOUNT et SURPASS, ont montré des pertes pondérales parfois supérieures avec le tirzépatide par rapport au sémaglutide, surtout chez les patients présentant une obésité importante.
Certains patients peuvent perdre plus de 20 % de leur poids initial sous tirzépatide associé à des changements de mode de vie.
Cependant, comparer les deux traitements uniquement sur le chiffre de la perte de poids serait réducteur. Le choix dépend de nombreux paramètres :
Dans certains cas, une chirurgie bariatrique peut rester plus adaptée qu’un traitement médicamenteux, notamment chez les patients présentant une obésité sévère avec complications métaboliques importantes.
Les médicaments injectables peuvent alors parfois s’intégrer dans une stratégie globale avant ou après intervention.
Comme tous les traitements agissant sur le système digestif et hormonal, Mounjaro et Wegovy peuvent provoquer des effets secondaires.
Les plus fréquents sont digestifs :
Ces symptômes surviennent surtout au début du traitement ou lors de l’augmentation des doses. Une montée progressive permet généralement d’améliorer la tolérance.
Des complications plus rares existent également. Les autorités sanitaires rappellent notamment la nécessité d’une vigilance concernant :
C’est pourquoi ces traitements nécessitent obligatoirement une prescription médicale et un suivi régulier.
Le Dr Stéphane Servajean souligne également qu’un mésusage est possible lorsque ces médicaments sont utilisés sans indication médicale claire, uniquement dans un objectif esthétique ou de perte de poids rapide.
Cette utilisation détournée peut exposer à des risques inutiles et à des reprises pondérales importantes après l’arrêt du traitement.
En pratique, ces traitements sont généralement envisagés chez des patients présentant :
Ils ne remplacent jamais les mesures hygiéno-diététiques, qui restent le socle fondamental de la prise en charge.
Il n’existe pas de réponse universelle à cette question. Le “meilleur” traitement anti-obésité dépend du profil de chaque patient. Certaines personnes répondront très bien au sémaglutide, tandis que d’autres obtiendront de meilleurs résultats avec le tirzépatide.
Le choix doit toujours être individualisé après une évaluation médicale complète.
Lors d’une consultation spécialisée à Paris, le Dr Stéphane Servajean peut analyser plusieurs éléments avant d’orienter un patient :
Dans certains cas, les traitements médicamenteux peuvent suffire à améliorer durablement l’état de santé.
Dans d’autres, ils peuvent constituer une étape préparatoire avant une chirurgie bariatrique ou un complément après une intervention.
L’objectif reste toujours le même : améliorer durablement la santé globale du patient et réduire les complications liées à l’obésité.
Il est également important de rappeler qu’ une reprise de poids peut survenir après l’arrêt du traitement si les habitudes de vie n’ont pas été modifiées.
Les études montrent que le maintien des résultats repose largement sur la continuité des efforts nutritionnels et physiques.
Jusqu’à présent, le coût de ces traitements représentait un frein important pour de nombreux patients, avec plusieurs centaines d’euros par mois restant à leur charge.
Désormais, le Mounjaro® et le Wegovy® peuvent bénéficier d’un remboursement dans certaines indications précises liées à l’obésité sévère, sous conditions définies par les autorités de santé.
Cette prise en charge débute au cours de l’été 2026 et concerne principalement les patients présentant :
Les autorités sanitaires précisent également que ces traitements doivent être utilisés en seconde intention, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite, associant rééquilibrage alimentaire, activité physique et suivi médical.
Cette évolution marque une reconnaissance supplémentaire de l’obésité comme maladie chronique nécessitant une prise en charge médicale globale.
Elle pourrait permettre à davantage de patients d’accéder à ces traitements lorsque leur situation clinique le justifie.
Le Dr Stéphane Servajean rappelle néanmoins que ces médicaments ne doivent pas être prescrits dans une logique purement esthétique ou de perte de poids “rapide”. Leur utilisation doit rester encadrée par un suivi médical rigoureux, notamment chez les patients présentant une obésité associée à des complications métaboliques ou cardiovasculaires.
Même remboursés, ces traitements ne remplacent ni une alimentation adaptée, ni l’activité physique, ni l’accompagnement médical sur le long terme.
Leur efficacité repose sur une prise en charge globale et durable du surpoids et de l’obésité.
En conclusion
Mounjaro et Wegovy sont deux traitements innovants qui ont profondément modifié la prise en charge du diabète et de l’obésité. Leur différence principale repose sur leur mécanisme d’action hormonal, Mounjaro ayant une double action GLP-1 et GIP.
Si ces médicaments peuvent favoriser une perte de poids importante chez certains patients, ils nécessitent un encadrement médical strict et ne remplacent jamais une hygiène de vie adaptée.
À Paris, le Dr Stéphane Servajean rappelle que ces traitements doivent être proposés uniquement dans les indications recommandées et intégrés dans une stratégie globale et durable.
Sources
Articles similaires
Après une chirurgie de l’obésité, comme une sleeve gastrectomie ou un bypass, la perte de poids rapide transforme l...
Lire plus
La sleeve gastrectomie est aujourd’hui la principale chirurgie bariatrique pratiquée en France. En réduisant le volu...
Lire plus
L'obésité est une maladie chronique complexe qui touche des millions de personnes dans le monde. Elle est associée à...
Lire plus
Laisser un commentaire