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Souvent bénigne, la fissure anale peut néanmoins devenir un véritable calvaire quand elle se chronicise et résiste aux crèmes, laxatifs et bains de siège.
Lorsque le traitement médical échoue, ou en cas de douleurs très intenses, une opération est envisagée pour rompre le cercle vicieux douleur–contraction du sphincter–mauvaise cicatrisation.
Les sociétés savantes de colo-proctologie confirment que ce type de geste se réalise le plus souvent en ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit à l'hôpital.
À Paris, le Dr Stéphane Servajean, chirurgien viscéral et digestif, prend en charge ces interventions et privilégie cette hospitalisation d'une journée, moins anxiogène et plus confortable pour le patient.
Une prise en charge ambulatoire réussie repose d'abord sur une bonne préparation. Deux rendez-vous sont incontournables : la consultation chirurgicale, au cours de laquelle le praticien confirme l'indication et choisit la technique, puis la consultation d'anesthésie, obligatoire et réalisée plusieurs jours avant l'intervention.
L'anesthésiste valide l'aptitude à l'ambulatoire, présente le type d'anesthésie envisagé (générale ou locorégionale) et remet des consignes écrites.
Il faut notamment prévoir :
La veille ou l'avant-veille, l'unité de chirurgie ambulatoire contacte le patient par téléphone pour confirmer l'horaire de convocation et rappeler l'ensemble de ces règles.
Le jour J, l'admission a lieu le matin même, à jeun. L'intervention, courte, se déroule au bloc opératoire sous anesthésie générale ou rachianesthésie, selon le choix arrêté lors de la consultation d'anesthésie.
Deux techniques principales existent :
Le geste ne dure généralement que quelques dizaines de minutes. Le patient est ensuite surveillé en salle de réveil, puis dans l'unité ambulatoire.
La sortie n'est autorisée qu'une fois des critères précis remplis : réveil complet, douleur maîtrisée, absence de saignement notable.
Un accompagnant est alors indispensable pour le retour au domicile, car il est interdit de conduire après une anesthésie : cette règle relève d'une obligation de sécurité incontournable.
De retour chez soi, les suites sont le plus souvent simples.
Les soins postopératoires se limitent à une hygiène locale quotidienne au savon doux, complétée par des bains de siège et la prise de laxatifs pour éviter la constipation, ennemie de la cicatrisation.
L'intervention d'une infirmière n'est pas systématiquement nécessaire.
Les délais varient selon la technique retenue : la cicatrisation demande une à deux semaines après une sphinctérotomie latérale, mais plutôt quatre à huit semaines après une fissurectomie, car la plaie cutanée est plus étendue. Des saignements minimes, de légers suintements ou des troubles urinaires transitoires peuvent survenir sans gravité.
La présence d'un proche la première nuit est vivement conseillée.
À Paris, le Dr Servajean remet à chaque patient des consignes claires ainsi qu'un numéro à joindre en cas de doute, gage d'un suivi rassurant.
Combien de temps faut-il prévoir loin du travail ? Cela dépend surtout de la technique et du métier exercé. Après une sphinctérotomie latérale, l'arrêt est court, de un à dix jours; après une fissurectomie, il s'étale plutôt sur deux à quatre semaines, en raison des douleurs et des suintements liés à la plaie.
Il n'existe cependant pas de véritable contre-indication à reprendre une activité dès que la douleur le permet.
Les résultats sont satisfaisants : la sphinctérotomie latérale guérit durablement plus de neuf patients sur dix. Le risque d'incontinence aux gaz reste modéré et celui concernant les selles exceptionnel, d'autant qu'il est systématiquement évalué en amont.
Pour toute interrogation relative à la chirurgie proctologique, une consultation permet d'obtenir un avis personnalisé.
En conclusion
La chirurgie ambulatoire de la fissure anale est aujourd'hui une prise en charge sûre, efficace et confortable, à condition d'être bien préparée.
Consultation d'anesthésie, jeûne, accompagnant et soins locaux simples en constituent les clés.
À Paris, le Dr Stéphane Servajean accompagne chaque patient, du diagnostic à la cicatrisation, pour un retour rapide à une vie normale.
Sources
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